Les psychothérapeutes recadrés par décret
En dépit de la mobilisation de nombreux praticiens, le 20 mai 2010 est paru au Journal officiel un décret qui encadre de façon précise le titre de psychothérapeute. Il stipule que toute personne souhaitant exercer la profession et porter le titre de psychothérapeute devra être inscrite au registre national des psychothérapeutes. Pour que cette inscription soit validée, le thérapeute devra justifier d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures au minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale de cinq mois.
Bien entendu, l’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un doctorat en médecine ou aux personnes ayant effectué un master de psychologie ou de psychanalyse. Des dispenses partielles ou totales seront délivrées aux psychiatres, médecins, psychologues cliniciens et psychanalystes. Question de ne rien laisser passer, les établissements autorisés à délivrer la formation seront agréés pour quatre ans par les ministres chargés de la Santé et de l’Enseignement supérieur après avis d’une commission régionale d’agrément.
Qu’en est-il des personnes qui ne remplissent pas les conditions de formation ou de diplôme prévues ? Eh bien le gouvernement a mis en place des dispositions transitoires : les professionnels justifiant d’au moins cinq ans d’exercice à la date du présent décret pourront demander une dérogation qui sera examinée par la commission régionale. Autant dire que la barre risque d’être difficile à franchir. Quant à ceux qui ne peuvent se prévaloir de cette expérience, il leur reste le choix entre l’illégalité et le retour aux études. Consolez-vous tout de même, l’inscription au registre national est gratuite.





