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Choisir le bon thérapeute

publié le 18/09/2017 à 00:00
Choisir le bon thérapeute

Les thérapies alternatives se multiplient, et il naît chaque année plusieurs disciplines, le plus souvent créées par des spécialistes déjà installés, qui ont assez affiné leurs techniques pour proposer une nouvelle approche. Cela peut néanmoins déstabiliser le patient néophyte. Quelques conseils.


Des thérapies ancestrales

Si nous revenions 2500 ans en arrière, au commencement de la médecine occidentale, c’est l’idée d’une médecine entièrement chimique, avec ses molécules, ses scanners et ses IRM, qui paraîtrait « alternative ». 

En fait, ce que nous appelons la médecine alternative est la continuation de la médecine naturelle, ancestrale, pratiquée avant même l’invention de l’écriture. Sans elle, aucun des médicaments chimiques que nous connaissons n’existerait. 

Cependant, la médecine traditionnelle, douce ou alternative, repose sur des concepts qui ne sont pas ceux de la médecine moderne, désormais appelée « conventionnelle ». Elle est une médecine de vigilance, de soin du corps sur le long terme, qui considère le rapport entre corps et esprit comme essentiel à la conservation de la santé. 

Le naturopathe, qui perpétue la tradition de la médecine occidentale ancienne, considère avant tout la diététique du patient et essaie de saisir sa nature, son « terrain » au-delà des seuls antécédents médicaux. Il tient la maladie pour un signal de dysfonctionnement du corps plutôt qu’un mal qu’il faut éliminer à tout prix, car détruire le mal n’implique pas de détruire sa cause.

De son côté, les phytothérapeutes et les aromathérapeutes (mais aussi les gemmothérapeutes et les conseillers floraux) travaillent sur les remèdes les plus complexes qui soient, les plantes elles-mêmes. 

Contrairement à la médecine conventionnelle qui isole ce qu’elle estime être les agents actifs, les thérapeutes spécialisés dans les traitements végétaux privilégient une action plus diffuse et moins violente. Il y a toujours des seuils de tolérance à respecter et le conseil d’un spécialiste reste de mise. 

Quant à la médecine et aux disciplines orientales (Yoga, méditation, médecines traditionnelles chinoises dont l’acupuncture…), elles sont fondées sur le principe philosophique de la circulation des énergies, et considèrent l’existence, dans le corps de certains points fondamentaux que les Indiens appellent Chakras.

On peut s’essayer à ces disciplines sans intégrer la philosophie qui va avec, mais il suffit d’un peu de pratique pour se rendre compte du bien-fondé de ces pratiques orientales, qui reposent sur des millénaires d’observation et de connaissance du corps humain. 

Dans le même ordre d’idée, les magnétiseurs et les adeptes du reiki travaillent sur des disciplines également ancestrales, mais qui reposent sur le déplacement des énergies à partir du corps. Même si le principe est quelque peu ésotérique, on ne compte plus les magnétiseurs dont les résultats sont avérés. A vous de vous l’expliquer comme vous l’entendez. 

Ces disciplines sont les plus anciennes médecines. Elles ont survécu à l’essor de la médecine moderne et aux tentatives des groupes industriels de faire d’elle le seul moyen de guérir.

Les disciplines les plus anciennes sont donc codifiées et généralement agréées par des organismes d’Etat, de la même façon que le sont certaines pratiques manipulatoires (chiropraxie, ostéopathie). C’est par elles qu’il est le plus facile de s’initier aux médecines alternatives, parce qu’elles ressemblent, par leur approche et leur respectabilité, à la médecine conventionnelle. 

Les médecines nouvelles 

La plupart des médecines alternatives nouvelles ont été initiées par un praticien, spécialisé en médecine conventionnelle ou dans une autre médecine alternative, qui a choisi de donner un nom à son approche, qu’il tient pour efficace et originale. 

Bien sûr, la tradition est un argument d’autorité indéniable. Il est plus facile d’aller chez un praticien qui se prévaut des millénaires d’existence de sa discipline, ou de son bien-fondé scientifique, que chez un spécialiste d’une discipline inconnue.

Toutefois, c’est par des approches différentes et novatrices qu’avance la médecine, alternative ou pas. Il n’arrive jamais qu’un individu n’ayant aucune compétence pour guérir invente une discipline ; il s’agit presque toujours de praticiens qui ont fait leurs preuves par ailleurs. 

La confiance, maître mot de la guérison

La question est moins celle de la discipline que celle du thérapeute lui-même. C’est en elle ou en lui que nous plaçons notre confiance.

On retrouve les mêmes abus dans toute médecine, conventionnelle comme alternative. Les praticiens ont beau être les mieux formés possible, il n’empêche qu’ils peuvent vouloir prendre le dessus sur leurs patients, exclure d’autres approches, prescrire des remèdes trop coûteux, ou vouloir vous revoir trop souvent. Soigner quelqu’un donne du pouvoir sur lui, et il revient au bon praticien d’être responsable. 

Aujourd’hui, nous savons prendre un peu plus de recul par rapport à la médecine. Le patient s’éduque à la curiosité comme à l’esprit critique. En choisissant sa méthode de guérison, il se rend en partie responsable du traitement qui lui est donné ; voilà pourquoi la confiance reste au centre de toute médecine.

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Gary Laski


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