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Massage métamorphique : le passé n’est plus un poids

publié le 01/01/2018 à 00:00
Massage métamorphique : le passé n’est plus un poids

Dans la vaste palette des soins corporels et énergétiques, le massage métamorphique propose de repasser par des points étapes du développement du fœtus pour remettre de bonnes énergies sur les rails. Mains, pieds et tête sont les seules parties du corps concernées.


Une thérapie prénatale, un retour arrière pour un autre futur… Le massage métamorphique pourrait se résumer ainsi. Entendez « le passage de la chrysalide au papillon », une métamorphose rendue possible par une levée de blocages subconscients engrammés et tirant sa source lors de la gestation. Douleurs chroniques, insomnies, comportements pathologiques (enfants hyperactifs) et stress peuvent s’en trouver soulagés. Sans oublier un but plus ambitieux : harmoniser tout son être « afin qu’il devienne qui il est ».

À la croisée des chemins

Loin des massages huileux d’un corps dénudé, seuls les mains, les pieds et la tête seront concernés. Ce massage est fait de pressions légères sur des points spécifiques du corps, combinant les points clés de la médecine traditionnelle chinoise, de l’ostéopathie et de la réflexologie. Une réflexologie revisitée dans les années 1960 par un naturopathe canadien, Robert Saint John. Travaillant notamment avec des enfants handicapés, formé à la médecine holistique des yeux, il tenta diverses approches, frustré de ne voir les patients que momentanément soulagés. Rapidement, il présupposa que « tout ce qui fait problème en nous provient d’un état d’esprit qui s’est constitué à la conception ». De l’intuition à la concrétisation, des années se sont écoulées avant d’aboutir à ce qu’il appela d’abord la « prénatothérapie ».

Robert Saint John identifia des correspondances précises entre sept points réflexes de la colonne vertébrale et des moments clés du développement du foetus. Ensuite, en correspondance avec la colonne, il fit d’autres liens avec des points spécifiques sous les pieds, sur les mains ou sur la tête. Il retrouva ainsi, de façon quasi systématique, des interactions identifiées depuis longtemps en médecine traditionnelle chinoise sur des méridiens. Mais si l’on sait que la plante des pieds, par exemple, reprend en miniature tout le corps, Saint John affinera en identifiant des symboliques entre le gros orteil et le principe masculin d’autorité d’une part, et le talon, lié au maternel, d’autre part.

Le club des Saint

Saint John fut ensuite rejoint par un professeur atypique, pédagogue Montessori, féru de philosophies et un temps maître soufi : Gaston Saint-Pierre. Ensemble, ils considéreront certains maux du corps et de l’esprit en fonction des données très anciennes de programmation. « La colonne vertébrale se développe en fonction de l’état d’esprit créé par les antécédents génétiques et karmiques… Et devient une source de stress mental qui passe sur le plan physique », écrira Saint-Pierre. Ajoutant que « la conception, un instant dans le temps [...], contient le principe de tout ce qui doit se passer durant la gestation ». Ce « tout » aura des étapes corporelles et cellulaires, et c’est cela que restimule le thérapeute…

En 1979, Gaston Saint-Pierre créa la Metamorphic Association et fit beaucoup pour promouvoir l’approche. Il nota cependant que « la principale différence avec Robert Saint John est l’importance donnée à l’attitude de détachement du praticien. […] Être se révèle de son propre gré. […] Quand les praticiens donnent ou reçoivent des séances, avec détachement, ils travaillent selon cette prise de conscience. Clients et praticiens boivent l’eau pure de la Source, de la Vie qu’ils sont ».

Sans les nommer toujours, les deux « Saint » ont en tout cas réactualisé à leur façon des connaissances anciennes du Tao de la guérison chinoise, voire de l’Ayurvéda qui fait de la réalisation de soi l’un de ses trois objectifs (avec la prévention et le soin des maladies). Car la médecine indienne postule que l’on a un Dosha de naissance – une constitution innée – à toujours prendre en compte pour évoluer physiquement et mentalement. Toutefois, ici, point de remèdes. Mais de simples massages de points clés qui connectent à la colonne et donc à l’histoire de chacun. Ainsi, « les blocages d’énergie peuvent être levés et le potentiel d’autoguérison actualisé ».

Pratique, énergétique et symbolique

Le massage métamorphique peut être utilisé ponctuellement si la vie utérine a été traumatisante. Il ne remplace pas un traitement mais peut accompagner ceux qui luttent contre des douleurs chroniques, des addictions ou du stress. On peut aussi s’en inspirer pour faire certains automassages des pieds par exemple, pour disperser les énergies avant le coucher… Toutefois, un praticien correctement formé aide à aller au-delà du discours global (détente, déblocage énergétique…). Quoique restant simple catalyseur, il fera un travail sur les pieds (20 minutes sur chaque pied), qui aide à s’enraciner, sur les mains (deux fois 5 minutes), qui favorisent une autre créativité et d’autres relations aux autres, et un massage de la tête (10 minutes), qui développe la capacité de recevoir et de mieux comprendre… Cinq à sept séances sont souvent nécessaires pour une amélioration notable et durable.


Christine Saramito

 

Cet article a été publié avec l'amable autorisation du site alternativesante.fr

 


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