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Jambes sans repos, nuits sans sommeil

publié le 17/09/2018
Jambes sans repos, nuits sans sommeil

Remuer les jambes, taper du pied, faire les cent pas, sautiller sur place, se masser pendant des heures… le syndrome des jambes sans repos rend fou ceux qui voudraient bien dormir. Le 23 septembre est la Journée Internationale de cette maladie épuisante, plus répandue qu’on ne le croit.


Aussi appelé « maladie de Willis & Ekbom » ou encore « syndrome d’impatiences musculaires de l’éveil », le syndrome des jambes sans repos touche 8,5% des Français, soit plus de 5 millions de personnes. 2% d’entre elles présentent des symptômes plusieurs fois par semaine.

L’impossible repos

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par un besoin irrépressible de bouger les jambes, principalement durant les moments de repos et d’inactivité, le soir et la nuit. Souvent plus marqué sur l’une des deux jambes, il s’accompagne d’un inconfort, voire de douleurs, dans les membres inférieurs : picotements, fourmillements, sensation de décharge électrique. La crise oblige alors à se lever pour marcher, génère des difficultés à se reposer et des troubles du sommeil importants. Dans les cas les plus sévères, la gêne réapparaît dès l’arrêt des mouvements.

Si son diagnostic est facile à établir, les conséquences sont lourdes pour les personnes atteintes : insomnie chronique, fatigue, somnolence dans la journée, manque de concentration, incapacité à rester assis dans les transports ou au travail mais aussi irritabilité et dépression finissent par altérer grandement la qualité de vie.

Des causes encore floues

Derrière cette agitation, qui affecte surtout les femmes et s’aggrave en moyenne à partir de 50 ans, un trouble neurologique, au mécanisme méconnu. Un manque de dopamine (ce neurotransmetteur responsable de la communication nerveuse et de la régulation des mouvements) dans le cerveau et la moelle épinière expliquerait les symptômes. Généralement d’ordre héréditaire, le syndrome des jambes sans repos peut aussi être accentué par une carence en fer, une maladie chronique comme le diabète ou la fibromyalgie, une grossesse, l’obésité ou la prise d’antidépresseurs.

Partout en France, des antennes de l’Association France Ekbom informent les patients pour mieux comprendre et vivre avec la maladie, tout comme la recherche médicale qui s’y intéresse de près. Des chercheurs de l’Institut de Recherche de Pennsylvanie ont peut-être trouvé une solution pour en venir à bout. Ils ont conçu un dispositif permettant de stimuler certains points du pied, qui pourrait provoquer la libération de la dopamine et améliorer les symptômes de ce trouble du système nerveux.

En complément du traitement prescrit par votre médecin, les médecines douces peuvent vous soulager, si vous êtes touché par ces manifestations. Un naturopathe saura vous proposer une complémentation pour combler d’éventuelles carences et restaurer l’équilibre des neurotransmetteurs, ainsi qu’un travail sur l’oxygénation du corps.

Des solutions naturelles existent pour faire, enfin, un vrai pas vers le mieux-être.


Camille Dubois


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