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Endométriose, le combat du corps

publié le 15/03/2019 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Endométriose, le combat du corps

Difficile à diagnostiquer, l’endométriose fait souffrir de nombreuses femmes – alors qu’elles ignorent souvent la maladie. Celles qui se savent atteintes ne sont pas beaucoup plus avancées, car les traitements conventionnels sont, pour le moment, très limités. Des soutiens naturels semblent toutefois faire leurs preuves.


L’endométriose est une pathologie chronique aux symptômes douloureux : crises menstruelles, douleurs lombaires, souffrances à la miction et durant les rapports sexuels, difficultés à tomber enceinte… La maladie, qui touche 10 % des femmes en âge de procréer en France, est souvent prise à tort par les médecins pour une gastro-entérite ou une appendicite, en raison de l’inflammation locale qu’elle provoque.

Si, chez la plupart des femmes, le sang est évacué par le vagin durant les règles, ce n’est pas le cas chez celles atteintes d’endométriose. Non seulement cette élimination naturelle ne se produit pas, mais en outre des résidus d’endomètre se fixent là où ils ne devraient pas le faire : dans le vagin, les ovaires, les trompes, le rectum ou la vessie. En colonisant ces organes, ces cellules déclenchent des réactions inflammatoires douloureuses et des lésions fibreuses.

Tampons hygiéniques et environnement en cause

Pour Marina Kvaskoff, épidémiologiste à l’Inserm, l’exposition régulière à des perturbateurs endocriniens comme les bisphénols A, les phtalates, les pesticides organochlorés et les dioxines peut accentuer le risque d’apparition de la maladie. Or on retrouve ces dioxines à proximité des incinérateurs de déchets, mais aussi dans les tampons hygiéniques non biologiques du commerce ! Au cours de sa vie, une femme n’utilisera pas moins de 10 000 de ces protections, à l’effet délétère sur le système hormonal et l’immunité aujourd’hui avéré.

Détoxifier et renforcer l’organisme

La médecine naturelle offre des solutions douces pour aider à traiter l’affaiblissement immunitaire et la dysrégulation hormonale de l’endométriose. Il s’agit de détoxifier en profondeur l’organisme et de renforcer ses fonctions pour le rendre plus résistant. Sur le plan hépatique, le desmodium, le lait d’argile et le psyllium sont intéressants. En complément, zinc, manganèse, calcium et magnésium apportent les minéraux et oligo-éléments essentiels au bon fonctionnement des muscles et des artères. Pour aller plus loin, des naturopathes ou des thérapeutes en micronutrition peuvent identifier avec vous d’éventuelles carences et vous aider à soulager les symptômes physiques et psychologiques de l’endométriose.

 

Références
“Dioxin may promote inflammation-related development of endometriosis”, dans Fertility and Sterility, mai 2008
https://www.fertstert.org/article/S0015-0282(08)00367-1/fulltext

“Endométriose : des recommandations relatives à sa prise en charge”, Inserm
https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/endometriose-recommandations-relatives-sa-prise-en-charge

EndoFrance
www.endofrance.org


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