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Mutuelles complémentaires : les médecines douces gagnent du terrain

publié le 18/09/2019 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Mutuelles complémentaires : les médecines douces gagnent du terrain

Ostéopathie, sophrologie, hypnose, naturopathie… les soins de santé alternatifs ont plus que jamais leur place dans le paysage des soins de santé plébiscités par les Français. Mais sans reconnaissance officielle, pas de prise en charge et les coûts pour prendre soin de soi naturellement restent parfois trop élevés. Heureusement, certaines mutuelles santé ont décidé de vous accompagner. On fait le point.


L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît pas moins de 400 médecines « traditionnelles », « alternatives » ou « à base de plantes ». En mai 2019, des données sur la pharmacopée de la médecine chinoise ont d’ailleurs été inscrites à son système de classification internationale des maladies. L’OMS l’affirme : ces soins sont « souvent sous-estimés » alors que leur sécurité et leur efficacité sont avérées et qu’ils participent à un accès universel à la santé.

En France, une prise en charge sous conditions

Chez nous, ces approches sont appelées « pratiques de santé non conventionnelles » (PSNC) car aucune mesure scientifique ne permet, à ce jour, de valider leur efficacité et que ces disciplines ne sont pas enseignées en faculté de médecine. Si vous êtes de plus en plus nombreux à découvrir et profiter de leurs bienfaits, sans statut légal : pas de remboursement au pays de l’Assurance Maladie obligatoire. Ces méthodes naturelles demeurent inaccessibles pour beaucoup de gens qui souffrent de traitements allopathiques parfois longs et non sans effets secondaires. En réalité, quatre thérapies « non conventionnelles » sont actuellement reconnues par le Conseil national de l’Ordre des Médecins : l’homéopathie, l’acupuncture, l’ostéopathie et la mésothérapie (une technique d’injection sous-cutanée). Elles seules peuvent faire l’objet d’ordonnances médicales et – à l’exception de l’ostéopathie – être mentionnées sur les plaques des médecins… et des médecins seulement. A ce titre, ces pratiques peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la Sécurité Sociale. Pour déclencher un remboursement (à hauteur de 70%), une consultation d’acupuncture, par exemple, doit donc être effectuée par un médecin conventionné, par ailleurs libre de fixer les tarifs de ses actes complémentaires.

Le cas de l’homéopathie

Le 26 juin dernier, à la demande de la Ministre de la Santé et après analyse de près d’un millier de rapports sur l’efficacité des médicaments homéopathiques, la Haute Autorité de Santé a rendu son verdict : les granules de sucre aux extraits dilués ne démontrent pas « une efficacité suffisante » pour justifier un remboursement. Une décision qui fait évidemment polémique, quand on sait que 72% des Français déclarent avoir obtenu des résultats positifs sur leurs symptômes grâce à l’homéopathie et qu’elle contribue à réduire la consommation médicamenteuse ainsi que l’antiobiorésistance. Aujourd’hui remboursées à 30%, les petits tubes de couleur ne seront plus pris en charge qu’à 15% à partir du 1er janvier 2020. Leur déremboursement intégral, lui, est prévu en 2021.

Mutuelles complémentaires : un soutien bienvenu

Face à un contexte qui ne peut être défavorable qu’aux patients, les mutuelles santé qui, par définition couvrent le reste des frais à charge, ont bien compris qu’elles avaient une carte à jouer. Le succès des pratiques alternatives est en effet devenu un moteur de différenciation pour ces organismes et rares sont aujourd’hui les mutuelles qui ignorent les médecines douces. Les quatre pratiques non conventionnelles reconnues par le corps médical bénéficient d’une couverture bien répandue mais d’autres ne sont pas en reste. C’est le cas notamment de la sophrologie, de plus en plus utilisée à l’hôpital. Concrètement, les garanties des mutuelles complémentaires se présentent sous la forme d’un forfait annuel comprenant, soit une liste définie de soins concernés, soit un nombre limité de séances à utiliser pour une thérapie précise. Généralement, le plafond de ces forfaits va de 50 à 200 euros par an. Cette formule peut aussi être remplacée par un remboursement à la séance, en fonction du contrat choisi.   

Mutuelles nature : notre TOP 5

Les grands groupes n’ont pas manqué de se positionner sur le créneau de la santé nature. Mais d’autres mutuelles en ont fait très tôt leur cœur d’activité. C’est le cas de la Mutuelle du Cap Vert qui se distingue nettement en proposant, depuis plus de vingt ans, une prise en charge des dépenses de médecines douces, phytothérapie, compléments alimentaires et huiles essentielles, mais aussi de cures thermales et de thalassothérapie.

Mutuelle du Cap Vert
La plus complète
La liste des thérapies couvertes comprend pas moins de 100 approches holistiques dont certaines, impossibles à trouver ailleurs : massage thaï, luxopuncture, irrigation du côlon ou encore biofeedback et méthode Tomatis. Une cartographie des praticiens agréés est disponible en ligne.
https://www.mutuelle-capvert.com/therapies-couvertes

Asetys
La plus préventive

La gamme Asetys Nature Individuel permet à tout un chacun de souscrire à un contrat de garantie sur les principales thérapies naturelles et pratiques de bien-être, y compris le massage ayurvédique et la réflexothérapie plantaire. Elle fédère également un réseau d’écoles de thérapies holistiques partenaires.
https://asetys.fr/asetys-nature/

La Mutuelle Verte
La plus naturopathique

Sa formule spécifique « Nature » prend en charge les soins de phytothérapie, micronutrition, bilan miconutritionnel, aromathérapie mais aussi d’ostéopathie, de chiropractie et d’éthiopathie.
https://www.mutuelleverte.com/comparateur/produits/particulier/?p=15-16

Miltis
La plus familiale

Sexologie, psychologie, shiatsu, ergothérapie, sophrologie entrent dans la liste, plutôt large, de thérapies couvertes par le Pack Bien-Être.
https://www.mutuelle-miltis.fr/pack-bien-etre/

Cocoon
La plus adaptée aux seniors

Elle couvre à peu près les mêmes thérapies que Miltis : sur les soins d’ostéopathie, psychomotricité, diététique, pédicurie-podologie et psychologie notamment, elle propose une offre « bien-être » jusqu’à 5 séances par an.
https://www.cocoon.fr/assurance-sante

Nos conseils pour bien choisir
1- Commencez par établir un bilan de vos besoins : quels soins envisagez-vous et à quelle fréquence ? Souffrez-vous de douleurs chroniques ou souhaitez-vous mettre en place une hygiène de vie, à titre préventif ?
2- Faites-vous confirmer la liste des thérapies prises en charge pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
3- Demandez un devis et n’hésitez pas à comparer les offres adaptées aux médecines douces.


Sources
• De quoi les médecines complémentaires et alternatives sont-elles le nom ?, France Assos Santé
https://www.france-assos-sante.org/2018/05/31/de-quoi-les-medecines-complementaires-et-alternatives-sont-elles-le-nom/

• Comment sont prises en charge les médecines complémentaires ou alternatives ?, France Assos Santé
https://www.france-assos-sante.org/2018/05/31/comment-sont-prises-en-charge-les-medecines-complementaires-ou-alternatives/

• Classement des meilleures mutuelles Médecines Douces 2019, Bonne Assurance
https://bonne-assurance.com/mutuelle/classement/meilleures-mutuelles-medecines-douces/

• Remboursement médecine douce, Ooreka
https://bien-etre.ooreka.fr/comprendre/remboursement-medecine-douce