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Libido : là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir

publié le 16/10/2020 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Libido : là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir

Le sexe fait figure de baromètre de la vie de couple. Rythme des rapports, plaisir, complicité : « il faut » que ça se passe bien ! Mais si l’agitation qui précède l’union est plutôt bon signe, l’anxiété qu’elle fait peser sur le lit conjugal l’est moins. Quand l’injonction a remplacé la décontraction, la sexothérapie peut aider à dédramatiser la situation.


Complexes physiques, méconnaissance de son corps ou de celui de l’autre, interdits liés à l’éducation, peur de l’engagement ou peur de ne pas prendre de plaisir entravent le chemin vers une sexualité choisie, naturelle mais, surtout, partagée. Les incompréhensions, les ratés du quotidien et les tâches ménagères enfoncent le clou. Difficile de se laisser aller, frustrations, douleurs, vaginisme ou troubles érectiles s’installent. Pause ! On respire et on commence par la base : s’écouter.

En pilote automatique, vous n’irez nulle part

Temps de l’abandon, du déséquilibre, de la chute et de l’étourdissement, la sexualité abrite ce qu’il reste de plus précieux dans un monde ultra-cérébralisé : l’instinct. Y entrer implique de se mettre à nu psychiquement alors, bien sûr, l’expérience peut bousculer : les rôles, les règles, les limites. Le sexothérapeute ne cherche pas à éradiquer ce qui fait l’histoire de chacun mais à accepter ses freins afin que, reconnus, ils se dissolvent d’eux-mêmes. La sexothérapie utilise la discussion libre mais aussi l’analyse des rêves, la gestalt thérapie ou l’EMDR pour apprendre à accorder de l’attention à ses émotions, ses envies, sexuelles ou non, afin de devenir acteur et non plus spectateur de son intimité. Cette écoute de soi et des ressentis de l’autre permet de passer un contrat et de le renouveler à sa guise, à chaque ébat.

Un travail d’équipe

La démarche demande d’être deux. Seul, on n’ira pas forcément chez le sexothérapeute mais chez le sexologue, médecin de la sexualité davantage habilité à traiter les troubles physiologiques du corps. Quand les malaises sont plutôt dans la tête, la sexothérapie ouvre un espace de dialogue qui n’aura de sens que dans la relation à l’autre. Rien n’oblige à venir ensemble au cabinet évidemment. Cependant, que l’on soit célibataire ou pas, une sexualité nourrissante se vit avec l’autre. C’est donc le couple, ou le désir de couple, qui légitime les explorations ici. De nombreuses personnes choisissent la sexothérapie pour éviter que la routine s’installe ou pour mieux se connaître. Plus proches de préliminaires ludiques que du règlement de compte, sinistre et culpabilisant, les séances inaugurent souvent une période joyeuse, faite de (re)découvertes et de vitalité.

Sources
• Quand faut-il faire une sexothérapie ?, Santé magazine
https://www.santemagazine.fr/psycho-sexo/psycho/psychotherapie/quand-faut-il-faire-une-sexotherapie-176766
• Retrouver sa libido avec la sexothérapie, Psychologies
https://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Therapies-breves/Articles-et-Dossiers/Retrouver-sa-libido-avec-la-sexotherapie


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