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Kampo : une phytothérapie exemplaire

publié le 03/11/2016 à 12:25
Kampo : une phytothérapie exemplaire

La médecine traditionnelle japonaise, bien que moins diversifiée que son homologue chinoise, ne bénéficie pas non plus d’autant de publicité. Elle est pourtant réputée pour son efficacité et son sérieux.


La rigueur japonaise

Le Kampo est issu de la médecine chinoise, qui a été importée sur l’archipel au haut moyen-âge. Essentiellement phytothérapeutique, elle est codifiée par des règles très strictes, notamment du point de vue des dosages.

Car en Europe, la phytothérapie est le plus souvent considérée sous son aspect de complément alimentaire, qu’il faut ajuster selon les maux et les personnes. Elle est une médecine d’accompagnement.

Au Japon, au contraire, la phytothérapie est très encadrée, d’autant plus que, soutenue par le gouvernement, elle est entièrement intégrée au système de santé national.

Une reconnaissance qui allait de soi

Les Japonais n’ont pas eu les mêmes réticences que nous pour admettre les bienfaits de leur pharmacopée. Régulièrement, des médicaments ont été agréés, de façon à être remboursés par la sécurité sociale locale. De 4 médicaments agréés en 1967, on en compte aujourd’hui près de 150.

Les médicaments sont dosés de façon très stricte, et leurs méthodes de fabrication sont étroitement surveillées : ce sont les mêmes standards qui sont appliqués pour la phytothérapie que pour les médicaments conventionnels.

Si les ingrédients diffèrent de notre pharmacopée, notamment par l’usage du Reishi et du Shiitake, deux champignons très réputés, ils sont très étroitement surveillés concernant leur teneur en métaux lourds et en agents microbiologiques.

Résultat : 72% des médecins japonais prescrivent des remèdes Kampo ! Un exemple qui n’existe nulle part ailleurs.

Un modèle de rationalité

Toutefois, il reste encore relativement difficile de trouver ces remèdes sous nos longitudes. En plus, les règlementations japonaises ne concernent pas les produits d’export. Il est donc recommandé d’adopter la même vigilance que pour les produits phytothérapeutiques européens.

Cela n’empêche pas que l’on puisse s’essayer à une phytothérapie qui, en plus d’avoir fait ses preuves, a su gagner une reconnaissance exemplaire. Ce ne serait pas la première fois que le pays du Soleil Levant nous montre la voie de la modernité.


Gary Laski

 


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