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Se passer des antibiotiques

publié le 16/03/2017 à 17:54
Se passer des antibiotiques

Le 27 février dernier, l’OMS tirait la sonnette d’alarme : les antibiotiques fonctionnent de moins en moins bien. Et il est probable que dans un avenir proche, ils ne fonctionnent plus du tout. Peut-on envisager de se soigner sans ?


La santé publique au bout du rouleau

Tout le monde connaît le slogan, popularisé par la télévision : les antibiotiques, ce n’est pas automatique. Cette campagne publicitaire, déjà ancienne, a au moins eu le mérite de sensibiliser – un peu – la population à un problème de santé publique majeur.

Car la nature s’est adaptée, et les bactéries sont de plus en plus résistante à ces médicaments, qui permettaient de se débarrasser à moindre frais des infections. On appelle ces bactéries « multirésistantes », et elles se développent en particulier dans le milieu hospitalier.

Evidemment, l’hôpital est un lieu propice à la mutation des bactéries. Mais la prescription et la consommation trop faciles des antibiotiques, ainsi que leur administration quotidienne au bétail (qui fait qu’on les retrouve dans le lait et la viande), sont une donnée importante de ce problème qui nous concerne tous.
 
Résultat : 160 000 patients touchés par ces bactéries l’année dernière en France, et 13 000 patients décédés.

Il s’agit toutefois, pour une bonne part, de personnes hospitalisées depuis longtemps, souffrant d’affections au long cours, et généralement âgées. Néanmoins, le problème est amené à s’étendre.
Si les cas de bactéries impossibles à éliminer restent encore extrêmement rares, cela le deviendra moins dans les années à venir.

Cela ne veut pas dire non plus que l’on ne trouve pas de remède. Une récente étude indienne révèle que la bromélaïne, ou broméline, une molécule que l’on retrouve dans l’ananas, aiderait à l’absorption des antibiotiques.

Toutefois, s’il nous faut une trousse de secours sans antibiotique, c’est dans les plantes qu’il nous faut la chercher. La  phytothérapie, la gemmothérapie, l’aromathérapie et l’homéopathie nous donnent ainsi des solutions de rechange, qui sont loin d’être négligeables.

Les plantes anti-infectieuses

L’huile essentielle de tea tree, l’arbre à thé, est efficace contre les bactéries, les champignons, et stimule le système immunitaire. Elle est particulièrement recommandée pour toutes les infections de la sphère ORL : pharyngites, laryngites, otites, sinusites, rhinites. Elle marche aussi pour les infections vaginales. Toutefois, elle est déconseillée aux femmes enceintes et aux enfants.

Il suffit d’en prendre par voie orale, pendant une semaine, trois fois par jour, en l’accompagnant de sucre ou de miel. Autrement, vous pouvez aussi la prendre en externe, en vous en frictionnant les poignets à la même fréquence. Le niaouli et le ravintsara peuvent compléter le traitement.

La propolis n’est plus à présenter : c’est un antibiotique naturel, que vous pouvez trouver sous forme de spray. Il est très efficace contre les maux de gorge.
 
Vous pouvez compléter votre traitement avec de la tisane de thym, qui fera monter votre température, et vous libérera les voies respiratoires. Elle a aussi la capacité à faire tomber la fièvre.

Ces deux remèdes, s’ils doivent être pris avec parcimonie, ont l’avantage de requérir moins d’expérience que les huiles essentielles. L’automédication n’est pertinente qu’avec une expérience préalable, ou lorsque l’on prend un problème de santé à ses prémices. L’expérience d’un phytothérapeute ou d’un aromathérapeute vous sera toujours utile, si elle n’est pas indispensable, dans les cas d’affection chronique.

Les macérats d’aulne, l’extrait de bourgeons de ronce, l’homéopathie (oscillo-coccinum, pyrogemium, mercurus solubis) présentent encore d’autres approches qui ont fait leurs preuves. Le recours à un homéopathe est également recommandé si vous privilégiez cette méthode de guérison.


Gary Laski

 


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