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Smartphone : un danger sérieux

publié le 15/02/2017 à 14:45
Smartphone : un danger sérieux

C’est paradoxal : lorsque les téléphones portables émettaient moins d’ondes électromagnétiques, nous étions plus au courant de leurs méfaits. Mais il faut croire que le smartphone est un marché trop juteux pour qu’on informe correctement la population sur ses dangers.


Un outil devenu indispensable

Si, pour une raison quelconque, vous vous êtes retrouvé sans portable, vous avez pu remarquer à quel point cet objet a changé notre mode de vie en à peine vingt ans. Pour le mieux, se disait-on encore il y a dix ans ; pour le pire vient-on à se dire maintenant.

Déjà à cause de l’addiction : nombre de gens, et pas seulement parmi la jeunesse, ne peuvent se passer de consulter leur précieux smartphone très régulièrement. Qui n’a jamais cru entendre son téléphone sonner alors que ce n’était pas le cas ? Et combien de gens voit-on, dans les restaurants, incapables de discuter, passant leur temps à regarder leur écran ?

Ainsi, 20% des jeunes Coréens du sud souffrent à cause de lui d’un retard de développement de la partie droite du cerveau, celle de la mémoire et des émotions. Mais outre les dégâts sociaux et psychologiques que le smartphone engendre, l’énorme quantité d’ondes électromagnétiques auxquelles ils nous soumettent est un problème de santé publique qui n’ira qu’en s’accroissant.

Ainsi, depuis le début des années 2000 les assurances ne remboursent plus les pathologies aux appareils électromagnétiques. Comme elles ont arrêté de rembourser les pathologies dues à l’amiante 50 ans avant son interdiction… Et ces maladies ne se limitent pas aux cancers du cerveau tant redoutés : épilepsie, migraines chroniques, hypersensibilité aux ondes électromagnétiques sont des conséquences de plus en plus fréquentes de l’utilisation permanente du smartphone.

Quelques conseils d’utilisation

Si vous pouvez utiliser le kit mains libres, ou mettre votre appareil en haut-parleur, vous vous exposerez déjà beaucoup moins aux émissions électromagnétiques. De toute façon, il faut en limiter l’usage autant que possible, et préférer les textos aux appels. Le DAS, c’est-à-dire la quantité d’émissions émise et supportée par l’organisme est un chiffre qui prête plus à confusion qu’autre chose. A ce titre, je ne peux que vous inciter à lire l’article de Dominique Vialard, très complet sur la question.

Cela paraît une évidence, mais il faut éviter à tout prix aux enfants l’exposition à ces appareils, surtout ceux en bas-âge. Ils sont encore plus sensibles que nous à ces ondes. Il est également très important de ne pas conserver son portable sur soi, particulièrement près des seins pour les femmes, et dans les poches des pantalons pour les deux sexes, puisque les parties génitales sont également sensibles.

Moins le réseau passe, plus le portable émet d’ondes afin de le capter. Ne téléphonez pas lorsqu’il y a moins de quatre barres de réseau – c’est une recommandation officielle ! Le pire dans ce cas est de téléphoner lorsque vous vous situez dans un moyen de transport. Non seulement l’appareil émet très fortement pour pouvoir se raccrocher aux relais, mais en plus, ces moyens de transport répercutent les ondes émises et en démultiplient l’exposition. Ainsi, bien des représentants de commerce souffrent de migraine et de surexposition électromagnétiques, à force de garder le portable à portée de main dans leur voiture.

Il existe beaucoup d’appareils qui prétendent diminuer l’exposition aux ondes électromagnétiques dues aux smartphones. Après un examen approfondi, Dominique Vialard privilégie ceux de la marque Fazer, reconnus pour être les plus fiables par les tests scientifiques. Cela n’empêche pas que les recommandations d’usage restent en vigueur. Ce n’est pas parce que l’on ne parle plus d’un problème de santé publique qu’il n’existe plus !


Gary Laski