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La dépression, sortez du labyrinthe !

publié le 12/04/2017 à 10:27
La dépression, sortez du labyrinthe !

Cette année, la journée mondiale de la santé a pour thème la dépression. Un sujet qui nous concerne tous, soit de façon chronique, soit plus épisodiquement, quand nous apprenons de fâcheuses nouvelles. Mais les moyens d’y remédier sont nombreux.


Le mois d’avril compte deux jours spécialement consacrés à la santé. Le 17 avril est la journée du droit des patients, qui est cette année spécialement consacrée au remboursement des soins à l’étranger. A ce titre, je vous recommande de vous rendre sur le site de l’union nationale des associations agréées du système de santé, qui a spécialement dédié une page à ce sujet, particulièrement important si vous devez voyager hors de l’UE.

D’autre part, le 7 avril, c’etait la journée mondiale de la santé. Une journée consacrée à un mal aussi ancien que la médecine elle-même : la dépression.

Spinoza disait d’elle qu’elle était la seule maladie de l’esprit (on parlait alors de mélancolie), et les tablettes sumériennes, il y a cinq mille ans, la mentionnaient déjà. Pourtant, la dépression reste un mystère, et les moyens de la soigner sont aussi divers qu’incertains, car la pathologie trouve des racines différentes chez chaque patient.

Evitez les produits chimiques

Déjà, il est bon, dans les cas de dépression d’éviter les psychotropes. La dépression s’installe souvent sur le long terme, ses causes sont profondes. Le temps de trouver la cause du mal, on a vite fait de développer des accoutumances qui le font persister sous prétexte de l’apaiser. Alcool et cannabis peuvent être récréatifs, ils ne sont jamais des solutions à un coup dur.

Les antidépresseurs et les anxiolytiques sont évidemment à proscrire. Leurs conséquences sur le long terme sont psychologiquement terribles. Il s’agit avant tout d’un recours psychiatrique. En Allemagne, pour lutter contre la dépression, on a régulièrement recours au millepertuis, une plante qui doit son nom à la multitude de petits trous dont sa fleur est percée.

Mais même les remèdes naturels, comme le millepertuis, ne peuvent que résorber les symptômes de la dépression : fatigue, manque d’assurance, absence de goût pour la vie, souffrance psychologique. Ils ne sont que des bandages sur une plaie ouverte, qui peut conduire à beaucoup d’autres pathologies. On se « rend malade ». La littérature ancienne – la Princesse de Clèves par exemple – fourmille d’exemples.

Il s’agit donc de rechercher les causes profondes de notre mal-être.

La dépression : une quête en soi

Les raisons de la dépression peuvent être multiples. Elle peut résider dans le rapport complexe, et parfois toxique que nous entretenons avec les autres. La psychothérapie est importante à ce titre ; la philosophie aussi, particulièrement les auteurs de l’Antiquité tels qu’Epictète ou Epicure.

La méditation et le yoga peuvent être d’une aide précieuse : ils permettent de recentrer notre énergie, d’éviter ces pensées négatives qui ont la fâcheuse tendance à tourner en boucle.

Il faut le répéter : la médecine conventionnelle, qui s’intéresse essentiellement à la fonctionnalité des corps, ne soigne pas la dépression. Elle ne peut que proposer des traitements lourds à des patients gravement atteints, et pour lesquels une vie ordinaire est devenue impossible.

Il est donc crucial d’être critique quant à ce que vous dira un médecin à ce sujet. Un état maniaco-dépressif a été diagnostiqué à l’un de mes amis qui n’en a aucunement les symptômes. Il lui arrive simplement d’avoir des sautes d’humeur parce que son avenir professionnel s’est brusquement obscurci. Mais le médecin qu’il a consulté ne lui proposait qu’une réponse : des médicaments abrutissants, pour gonfler un peu plus les poches de l’industrie pharmaceutique.

Les thérapies alternatives représentent une voie de sortie de la dépression. L’art-thérapie particulièrement : elle permet d’évacuer les sentiments douloureux, les blocages. C’est d’ailleurs ce que font les artistes : ils mettent en lumière ce qui est obscur en eux – car exprimer signifie avant tout « presser vers l’extérieur ».

Car en fin de compte, la dépression est un retour en soi. Effrayant, obsédant, souvent horrible. Mais c’est aussi le commencement d’un voyage. Si nous nous sentons enfermés en nous-mêmes, c’est que nous nous sommes perdus dans notre labyrinthe intérieur.

En sortir implique de trouver la sortie en nous, mais aussi de nous remettre à avancer. La marche, le sport, la danse, sont des moyens de nous reconnecter avec nos principes moteurs, et de nous échapper de cette obscurité qui ne peut manquer de nous submerger, dans les moments difficiles ou graves de notre vie.


Gary Laski



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