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Des chiens contre les traumatismes

publié le 30/06/2016 à 11:12
Des chiens contre les traumatismes

Les évènements tragiques survenus dernièrement ont mis en valeur les chiens comme aide pour les traumatisés. Leur capacité à guérir est désormais sur le devant de la scène.


Un réconfort anodin, mais crucial

Nous vous tenons ici régulièrement au courant des thérapies qui requièrent le concours de nos amies les bêtes. Il y a quelques temps, c’étaient les vertus du cheval dont nous vous entretenions. Mais les chiens ne sont pas en reste.

À priori, cela peut sembler tout à fait banal de caresser un chien couché, mais pour les traumatisés, c’est une source incomparable d’apaisement : leur rythme cardiaque se ralentit, et ils se rouvrent à la parole.

Une manière de dépasser le stress post-traumatique. Souvent, les victimes de traumatismes se sentent trop submergés pour même parvenir à parler.

Les chiens donnent de l’affection sans compter, et ne vont pas répéter ce qu’ils entendent, ni juger celui qui les caresse. Des qualités rares pour lesquelles ils ont été sollicités régulièrement aux Etats-Unis, suite aux fusillades de masse qui se sont fait de plus en plus fréquentes ces dernières années.

Ce sont des Golden Retriever qui sont employés pour cette tâche délicate. Privilégiés pour leur caractère affectueux, ils ont plusieurs dresseurs pour les accoutumer à la diversité des contacts. Dès 8 semaines, ils sont soumis à au moins un an de dressage.

Une thérapie qui a fait ses preuves

L’emploi des chiens pour apaiser les traumatismes ne date pas d’hier. Après la première guerre mondiale, c’est au Pawling Army Air Force convalescent Hospital de New York que sont faites les premières expériences. Dernièrement, on doit à Tim Hetzner d’avoir repris cette pratique, après le passage de l’ouragan Katrina en 2005, puis régulièrement, à Sandy Hook et dernièrement à Orlando. Il emploie désormais 120 golden retrievers disséminés dans 23 États.

Mais le chien n’est pas seulement réconfortant en cas de traumatisme. Il a également démontré les bienfaits de son affection dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Vecteur d’empathie, il a récemment été employé dans les prisons de l’Equateur pour améliorer les rapports sociaux des détenus.

Une expérience qui a également lieu en France, à la maison d’arrêt de Strasbourg, ou le meilleur ami des hommes permet de retisser un lien entre surveillants et détenus, et prépare la réinsertion sociale de ces derniers.

Le chien ouvre ainsi la voie vers une humanité retrouvée.


Gary Laski