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La danse qui soigne

publié le 12/04/2017 à 00:00
La danse qui soigne

Aller danser, c’est quelque chose de simple. Nous l’avons presque tous fait à l’adolescence, avec plus ou moins de bonheur. Mais les occasions se font plus rares avec le temps. Pourtant, la danse est un moyen extraordinaire de nous exprimer, d’apaiser notre esprit et d’en chasser les troubles.


D’ailleurs les sociétés tribales et rurales ne s’y trompaient pas. La danse y est l’un des principes mêmes de la socialisation. Et elle concerne tous les âges !

Elle permet au corps et à l’esprit d’expulser ce qui leur est toxique, elle nous fait nous oublier, dans la transe ou dans l’enthousiasme. En un mot : c’est une autre forme d’art thérapie.

Une pratique qui se développe

La danse-thérapie est particulièrement recommandée aux patients atteints de maladies graves, pour leur faire retrouver goût à la vie. Car la vie, c’est le mouvement ! Et il serait dommage d’attendre d’être vraiment malade pour en prendre conscience !

La danse-thérapie est donc l’une des formes de l’art thérapie. Ce que le patient exprime lorsqu’il peint, ou lorsqu’il écrit, il peut également l’exprimer par la danse, le mouvement.

Nathalie Lefèvre, directrice des programmes de Radio Médecine Douce, l’a d’ailleurs expérimenté pour vous, comme vous pouvez le voir dans cette vidéo.

Si elle n’est pas la seule danse pratiquée dans cette thérapie, la danse tribale permet de reconnecter plus aisément à ses émotions. Elle nous permet de communiquer avec des sentiments tapis au plus profond de nous, plus instinctifs, et donc plus difficiles à extérioriser.

Certes, les femmes sont généralement plus réceptives à la puissance du rythme, mais les hommes ont également tout à gagner à laisser leur vanité de côté. Apprendre à danser, à exprimer vos émotions par le mouvement, donne plus d’aisance et de confiance en soi, et débarrasse du malaise inhérent au paraître, qui tient une place trop grande dans notre société. Mais pour devenir un bon danseur, il faut avoir le courage de s’y mettre !

Thérapeutique avant tout

Bien sûr, comme toute autre forme d’art thérapie, la danse-thérapie est ludique. On peut y prendre beaucoup de plaisir, et c’est d’ailleurs le but recherché !

Mais pour devenir danse-thérapeute, il faut aussi être solidement formé, et agréé. Car comme toute thérapie, elle implique pour le praticien de se retrouver devant des patients qui ont vraiment besoin de se soigner. Ils sont parfois instables, et viennent voir leur thérapeute parce qu’ils ont des blocages à résorber, des problèmes à régler. La danse-thérapie n’est donc pas un simple divertissement.

Apprendre la danse-thérapie se fait dans les mêmes institutions que l’art-thérapie. L’institut PROFAC et l’université Paris-V proposent des formations, de même que l’AFRAPATEM. Il faut, au-delà du désir de faire progresser les autres, une pratique sérieuse de la danse, ainsi qu’un bagage universitaire (une licence de sciences humaines).

Car il est important de comprendre ce que l’on fait : la danse, même si elle paraît anodine, est une pratique qui renoue avec des principes profonds de la civilisation.

Et de toute façon, que vous vouliez effectuer un travail sur vous-même ou pas,  un peu de danse ne peut pas faire de mal !


Gary Laski


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