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Microbiote, l'écologie intérieure

publié le 06/04/2021 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Microbiote, l'écologie intérieure

Chouchouter sa flore intestinale ne permet pas seulement de favoriser un bon transit. C’est aussi le meilleur moyen de renforcer son immunité naturellement. Un réflexe doublement utile en période de pandémie virale et de transition saisonnière.


Quand on sait que 70 % des défenses naturelles se situent dans l’intestin, on comprend combien il est essentiel de soutenir son fonctionnement optimal. Là encore, plus que jamais, tout va se jouer dans l’assiette grâce à des soldats invisibles mais très puissants. Nourrir correctement son système digestif permet d’en faire un rempart solide contre les infections et de prévenir les troubles de l’humeur. De l’avis de celles et ceux qui ont tenté l’aventure de la régénération, c’est aussi l’occasion de se découvrir une toute nouvelle énergie de vivre.

Ensemencer son deuxième cerveau

Il arrive que l’équilibre microbien de l’organisme ait besoin d’un coup de pouce, surtout après un traitement par antibiotiques, une période de stress ou lors d’un changement de saison. Plusieurs étapes sont nécessaires pour rénover l’écosystème du côlon. D’abord, faire le ménage en éliminant les germes pathogènes à l’aide de l’extrait de pépin de pamplemousse, un antibactérien naturel qui lutte contre les cystites, les infections alimentaires ou le tartre. Une monodiète et une alimentation végétarienne durant quelques semaines feront le reste. Ensuite, nourrir les bonnes bactéries avec des prébiotiques comme le poireau, l’ail, l’oignon, l’asperge et la banane. On peut aussi trouver facilement sa dose dans l’aloe vera. Enfin, se procurer le « bon engrais » c’est-à-dire la souche probiotique la mieux adaptée. Pour multiplier les chances de résultats et séduire le consommateur, les laboratoires ont tendance à proposer des mélanges de souches, à des dosages UFC (Unité Formant Colonie) toujours plus élevés. Gare au marketing ! Rappelons-nous simplement qu’un seul type de lactobacille peut s’avérer d’une redoutable efficacité à partir d’un seul milliard de micro-organismes s’il cible correctement les symptômes et s’adapte bien au microbiote de l’hôte. Pour choisir, mieux vaut se faire conseiller par un(e) naturopathe ou demander l’avis de son pharmacien-conseil.

Les souches probiotiques, un casse-tête ?

Pas facile de s’y retrouver à travers les différentes appellations savantes. Pourtant, de nombreuses études scientifiques permettent de distinguer le rôle et les indications de la plupart d’entre elles. La souche L. rhamnosus GG a montré de bons résultats en traitement et en prévention de l’eczéma atopique chez le nourrisson. L. plantarum, elle, améliore les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Elle serait efficace aussi, tout comme L. casei Shirota, L. casei Defensis, L. bulgaricus ou S. thermophilus, dans le traitement des crises de diarrhée. L. reuteri réduit de 60 % la fréquence des infections respiratoires et gastro-intestinales chez l’enfant et ralentirait le développement du cancer du côlon avec un effet bactéricide intéressant sur Helicobacter pylori, responsable de 7 ulcères sur 10. Des combinaisons de souches sont administrées à haute dose pour contrôler les troubles du spectre autistique et des études prometteuses valident l’intérêt de certains probiotiques face aux maladies neurodégénératives.

Référence
https://hal.univ-lorraine.fr/hal-01932378/document
 


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