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Maladie cœliaque : des symptômes à prendre au sérieux

publié le 14/01/2022 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Maladie cœliaque : des symptômes à prendre au sérieux

Encore mal diagnostiquée, la maladie cœliaque ne doit pas être confondue avec l’allergie au gluten. Semblable à une réaction de défense de l’organisme, elle est favorisée par une prédisposition génétique et soulagée efficacement grâce à quelques aménagements alimentaires.


Le gluten est une protéine contenue dans certaines céréales, telles que le blé et ses variantes (blé dur, épeautre, kamut), mais aussi l’orge, l’avoine et le seigle. Gluten signifie « colle, glu » en latin. Cette substance élastique se forme naturellement après l’hydratation et le pétrissage de la pâte. Elle a toujours été consommée par l’être humain, mais l’industrie alimentaire l’utilise massivement dans la fabrication des soupes en briques, des aliments panés ou encore dans les plats préparés en sauce. Les céréales, qui entrent dans la composition des produits de grande consommation, sont désormais devenues difficiles à assimiler. La maladie cœliaque est une intolérance au gluten qui touche un Français sur quatre (bébé, enfant et adulte), prédisposé par une autre maladie auto-immune, un diabète ou la trisomie 21.

Anémie et affaiblissement général

Chez la personne atteinte de la maladie cœliaque, le système immunitaire ne tolère pas la gliadine, une protéine du gluten. C’est elle qui permet notamment au pain de lever. L’organisme produit des anticorps contre cette substance qu’il ne reconnaît pas, on parle alors de maladie auto-immune. À force d’exposition aux aliments contenant du gluten, ces réactions immunitaires affaiblissent les parois de l’intestin. Les villosités de la muqueuse du côlon s’atrophient et la digestion devient difficile. On constate une malabsorption des nutriments, des vitamines et des minéraux qui fait le lit de carences. Voilà pourquoi une grande fatigue, une perte de poids et des diarrhées chroniques avec putréfaction (ballonnements, flatulences) figurent parmi les symptômes principaux. La maladie cœliaque se trouve impliquée aussi dans l’apparition de l’ostéoporose, de la dépression et de troubles de la fertilité. Un diagnostic médical permet de confirmer la pathologie.

Revoir son caddie et son assiette avec les bons thérapeutes

Naturelle et efficace en quelques semaines, l’éviction du gluten constitue la solution la plus évidente, mais elle n’est pas facile à appliquer. Prescrit dès confirmation du diagnostic, le régime sans gluten est strict et doit être observé tout au long de la vie du patient. Il s’agira de supprimer le pain, les viennoiseries, les céréales du petit-déjeuner, les gâteaux et biscuits, les pâtes, les quiches et pizzas, les desserts industriels à base de farine ou de crème pâtissière, la bière. Un changement des habitudes de consommation et de la composition des repas peut être très contraignant, mais il garantit la disparition des symptômes en quelques mois, car les tissus intestinaux sont capables de se régénérer lorsqu’ils sont mis au repos. Des alternatives permettent de fournir un apport de fibres suffisant : riz, sarrasin, pommes de terre. Pour éviter les carences, trouver des conseils et bien vivre sa transition alimentaire, il est recommandé de s’informer auprès d’un naturopathe ou d’un spécialiste de la micronutrition en complément du suivi médical.


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