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Le cheval, un partenaire thérapeutique

On l’appelle aussi « thérapie avec le cheval » ou « médiation équine ». L’équithérapie est un soin médiatisé par le cheval. Ce dernier n’est pas le thérapeute : il est employé uniquement comme partenaire thérapeutique. Ce potentiel d’aide, on le confère au cheval depuis l’Antiquité où il était considéré comme un maître pour l’esprit et le cœur et servait à l’éducation des enfants et des adolescents pour les fortifier. Le cheval est particulièrement apprécié dans le cadre thérapeutique en raison de son caractère sociable, doux et chaud, non jugeant et non intrusif, capable d’échanges, digne d’intérêt et de soin. L’équithérapie s’appuie sur la sensibilité de l’animal et ses interactions avec le patient pour résoudre une problématique généralement psychologique.


Une séance avec un praticien en Equithérapie : pour qui, pour quoi ?

Le cheval possède une sensibilité très développée, qui le rend réceptif à ce qui l’entoure. Capable de percevoir la peur, le stress, la bienveillance, le plaisir ou la recherche de contact, il agit comme un baromètre de l’activité interne du patient. Pour l’équithérapeute, s’il n’est pas toujours possible de décrypter ce qui se passe à l’intérieur du patient, il peut en revanche se fier aux réactions de l’animal. La thérapie par le cheval ou « TAC » a été créée en France dans les années 1980 par Renée de Lubersac. Sa dimension humaniste, globale et psycho-corporelle fonde la base thérapeutique de ce que l’on nomme plus couramment aujourd’hui l’équithérapie. Elle offre une prise en charge psychique, qui s’inscrit dans le courant de la psychologie, de la psychotérapie et de la psychomotricité. Elle utilise des moyens psychiques (la parole, le ressenti, le sens donné au vécu) et des moyens corporels (le mouvement, la sensorialité, l’expression gestuelle). L’équithérapie possède un versant kinésithérapeutique, nommé « hippothérapie », pratiqué surtout en Belgique et en Allemagne. Elle prend en charge les problèmes bio-mécaniques de motricité corporelle comme les paralysies, les troubles musculaires ou nerveux à la manière d’une rééducation fonctionnelle. L’équithérapie traite les adultes, les enfants, les personnes handicapées ou souffrant de dépression, phobies, schizophrénie, mauvaise image de soi ou freins relationnels. L’équithérapie est également fréquemment indiquée auprès des personnes autistes, qui rencontrent souvent des difficultés à interagir avec les autres. Le contact avec le cheval permet progressivement de lever ces blocages, notamment grâce à la communication infra-verbale avec l’animal, répondant à des règles sociales plus simples. Ces expériences sont l’objet d’un travail d’analyse et de mise en sens par le thérapeute.


Quelques informations utiles sur une séance avec un praticien en Equithérapie

L’équithérapie propose un cadre différent des thérapies classiques en cabinet. Plus vivant, plus ludique, il est aussi moins angoissant pour le patient et permet d’observer ses résultats de manière directe. La thérapie peut se faire lors de séances hebdomadaires en manège. Les activités proposées ne se déroulent pas nécessairement à cheval mais toujours avec lui : pansage, travail en main, en longe, monte à cru ou en selle, relaxation, temps de parole. La thérapie peut aussi prendre la forme de séjours immersifs autorisant des sorties en extérieur, des soins aux chevaux et un temps plus approfondi au contact de l’animal. Les équithérapeutes sont en lien avec les autres professions médico-sociales. Néanmoins, l’activité se situe en dehors du cadre des professions réglementées et sa situation juridique est la même que celle des relaxologues ou des psychothérapeutes. Un équithérapeute se sera donc formé à la prise en charge thérapeutique, possède des compétences paramédicales, des compétences personnelles et des compétences équestres lui permettant d’assurer la sécurité des patients (le Galop 4 est un pré-requis). La signature d’une charte d’éthique et de déontologie renforce aussi son cadre d’intervention professionnel. Il n’existe à ce jour pas de diplôme national d’équithérapeute mais des organismes privés délivrent des formations, destinées exclusivement aux professionnels de la santé et de l’accompagnement social. C’est le cas de l’Institut Français d’Equithérapie et de la Société Française d’Equithérapie, qui certifie plusieurs centaines d’équithérapeutes en France. Une formation prévoit au moins 600 heures de cours théoriques et pratiques, réparties sur 12 à 24 mois.

Tarif

Compter 50 à 100 euros en fonction de la taille de la structure. La pratique n’étant pas reconnue comme thérapie par la médecine officielle, aucune prise en charge par l’Assurance Maladie n’est possible.

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