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Accompagner le cancer : l'épreuve dans l'épreuve

publié le 03/02/2021 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Accompagner le cancer : l'épreuve dans l'épreuve

Comment savoir de quoi a vraiment besoin un proche malade ? Comment être présent sans en faire trop ? Comment rester soi-même quand on devient aidant ? Accompagner le cancer n’est jamais inné. Grâce aux conseils d’associations, il est possible d’apprendre à trouver l’attitude juste.


Quand le diagnostic tombe, l’annonce d’un cancer renverse le quotidien et les rapports humains. Les questions se bousculent en même temps que l’angoisse grandit. La psychiatre Élisabeth Kübler-Ross a identifié les cinq étapes du deuil, que tout être humain traverse face à la perte d’une situation antérieure : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Le modèle s’applique particulièrement à l’épreuve de la maladie bien qu’il concerne tout bouleversement personnel. Si chacun réagit différemment à la souffrance, une personne malade aura besoin d’un soutien sans faille. Alors comment faire de son mieux ?

Contenir l’anxiété

Soutenir un proche atteint du cancer demande un self-control auquel personne n’est préparé. Pourtant, l’accompagnement de la maladie trouve ici sa raison d’être. Pour aider un proche malade et soutenir son traitement, les associations de soutien recommandent aux aidants familiaux d’éviter le piège du tabou en commençant par accepter le mot « cancer ». Admettre la réalité, en s’appuyant sur les échanges avec le corps médical, permet de rester utile. Témoignez votre présence, rappelez à la personne qu’elle n’est pas seule. Accompagnez-la aux examens médicaux. Écoutez-la sans l’interrompre, ni la contredire. Ne paniquez pas, ne minimisez pas.

Partager des moments en parallèle du traitement

D’après l’OMS, la surcharge pondérale et l’absence d’activité physique sont à l’origine de 25 % à 33 % des cancers du sein. De nombreuses études attestent également que la pratique régulière d’un sport, même doux, réduit le risque de récidive. Des structures dédiées à l’accompagnement du cancer proposent des activités, essentielles au bien-être pendant et après le traitement. C’est le cas de l’association Étincelles et ses nombreux ateliers : art-thérapie, diététique et nutrition, hypnose et nutrition, méditation, Qi-gong, réflexologie plantaire, shiatsu, sophrologie… Partagez ces moments de complicité. Les approches de santé complémentaires optimisent le traitement et les chances de guérison.

Déculpabiliser et penser aussi à soi

Bien que le cancer, la peur et l’épuisement touchent d’abord le parent ou ami, l’accompagnement est une double peine. Il est important de se faire aider et les associations sont nombreuses. La Ligue contre le cancer organise des groupes de parole. Il existe aussi des groupes de parole comme Avec nos proches ou Aidant attitude. Des services de psycho-oncologie à l’hôpital proposent également une écoute sur demande. N’hésitez pas à solliciter les réseaux d’entraide et plateformes d’écoute pour exprimer votre anxiété et votre perte d’énergie à vous aussi. Un psychothérapeute pourra aussi vous aider à libérer les émotions contenues.

Sources & références
• Comment accompagner un proche atteint de cancer ?, La ligue contre le cancer
https://www.ligue-cancer.net/sites/default/files/brochures/accompagnement-proche-cancer-2016-12-.pdf
• Les situations de fin de vie, Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie
https://www.parlons-fin-de-vie.fr/les-situations-de-fin-de-vie/cancer/
• Surpoids, Obésité et cancer, Cancer Environnement
https://www.cancer-environnement.fr/497-Surpoids-Obesite-et-cancer.ce.aspx
Association étincelle
http://www.etincelle.asso.fr/