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Cystites : le bout du tunnel

publié le 15/02/2021 - Rédigé par Lucile de La Reberdière
Cystites : le bout du tunnel

Insupportable, surtout quand elle se répète plusieurs fois dans l’année, la cystite s’explique néanmoins assez bien et se traite tout aussi facilement. La clé : un mode de vie qui laisse de la place à un ménage anti-bactéries. La prochaine fois, pourquoi ne pas essayer l’aromathérapie ?


Inflammation de la vessie caractérisée par des brûlures lors de la miction, la cystite entraîne de fréquentes envies d’uriner, rendant la vie infernale. Cette infection urinaire, généralement causée par la présence anormale d’Escherichia coli, une bactérie du microbiote intestinal, peut devenir chronique en raison de facteurs aggravants comme les sucres cachés, les rapports sexuels ou le port de tampons hygiéniques qui altèrent la flore vaginale et aident les mauvaises bactéries à s’installer. Quand l’examen cyto-bactériologique des urines confirme la présence de germes pathogènes, le recours à l’aromathérapie montre une efficacité qui sauve vraiment.

Formule maison protectrice

La force antibactérienne des huiles essentielles s’exprime pleinement face aux infections urinaires. Or, quand douleurs et démangeaisons gâchent la vie, le réflexe consiste souvent à demander à son médecin une prescription d’antibiotiques. Ils soulageront un temps mais affaibliront eux aussi la flore créant des cystites à répétition. Un calvaire que certaines huiles essentielles peuvent faire cesser pour longtemps : riche en carvacrol et en thymol, la sarriette des montagnes possède des propriétés antibactériennes puissantes qui s’attaquent au biofilm des bactéries pathogènes. En associant la sarriette des montagnes, l’HE de menthe poivrée et de genévrier (anti-inflammatoires), l’HE de lemon-grass (anti-stress) avec de l’huile d’olive, on obtient une synergie. Celle-ci, antibiotique, antiseptique, protectrice hépatique et anti-inflammatoire, aide à soulager et à prévenir les récidives. Demandez conseil à un aromathérapeute pour les précautions d’usage car l’HE de lemon-grass est notamment déconseillée en début de grossesse.

Chez les hommes aussi

Chez l’homme de moins de 50 ans, les infections urinaires sont rares car la longueur de l’urètre ne favorise pas la remontée des bactéries jusqu’à la vessie et les sécrétions prostatiques acides sont naturellement antibactériennes. En vieillissant, la diminution de ces sécrétions, l’augmentation du volume prostatique et la mauvaise vidange vésicale qu’elle entraîne peuvent occasionner une cystite, qui sera traitée comme une prostatite aiguë. Comme chez les femmes, l’aromathérapie trouvera toute sa place dans les cystites masculines. Comme chez les femmes également, on ajoutera quelques nouveaux réflexes à table : l’arrêt du sucre, du café, du vin blanc, du champagne et de tout ce qui acidifie l’organisme et permet à Escherichia coli de proliférer. Faire également la part belle aux condiments anti-infectieux comme l’ail, l’oignon cru, l’origan, le thym, le gingembre et la cannelle. Enfin, revoir une idée reçue tenace : boire abondamment n'augmente pas les douleurs, au contraire, et le minimum est de 2 litres par jour en cas de cystite. Courage !
 


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