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Ce que peuvent les thérapies alternatives

publié le 24/08/2017 à 00:00
Ce que peuvent les thérapies alternatives

Les accusations de charlatanisme concernant la médecine alternative se font plus rares, mais il n’empêche qu’elles resurgissent de temps à autres. Bien sûr, l’engouement pour la médecine alternative et traditionnelle dérange, mais comme dans tout mouvement populaire, on ne peut empêcher le parasitisme. Restons vigilants.


Les bons et les mauvais médecins

Des mauvais médecins, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours. Certes, des efforts sont consacrés, d’année en année, dans les CHU, pour sensibiliser les médecins à venir à plus de psychologie.

Cela ne peut être que salutaire : d’un côté, les médecins sont de plus en plus soumis à des impératifs financiers exigeants, qui font baisser l’attention consacrée au patient et le temps que l’on peut lui consacrer ; de l’autre, ils ont une patientèle de plus en plus sensible aux scandales, et qui se défie d’eux.

Les thérapeutes ont une perspective différente. Non conventionnés, ils prennent le temps de se consacrer au patient, de prendre conscience de ce qui est invisible – plaies intérieures, carences alimentaires mais aussi affectives, relationnelles.

De fait, la relation entre le thérapeute et son patient est une relation de confiance. Il est toujours possible qu’il y ait des incompréhensions, des erreurs, des échecs, comme dans toute relation humaine.

Le cancer : un problème épineux

Que peut la médecine alternative ? Avant tout, il s’agit d’une médecine de prévention, qui permet de rester en bonne santé, et de favoriser le rétablissement. Elle part du postulat que c’est avant tout le patient qui se soigne, et que le remède n’est qu’un adjuvant à la guérison.

Le thérapeute est en quelque sorte l’opposé du chirurgien : l’un s’occupe du rapport intérieur entre corps et esprit, l’autre ne se soucie que de la matérialité du corps. Cela ne veut pas dire qu’ils soient incompatibles. Ne comptez pas sur votre thérapeute pour une reconstruction du visage, ou pour vous retirer un corps étranger.

La question est particulièrement épineuse en ce qui concerne le cancer. Selon un récent article du Figaro, si 4 Français sur 10 recourent aux médecines alternatives, la proportion passe à 6 sur 10 chez les malades du cancer.

Soyons clairs, même lorsque vous allez à l’hôpital pour vous faire soigner cette maladie, les chances que l’on vous donne sont établies à partir de statistiques. Elles ne disent rien de votre cas à vous, de votre capacité à lutter, de vos antécédents, familiaux ou non.

Rien ne vous garantit que vous guérirez – et il en est de même pour beaucoup de maladies, statistiquement bien moins mortelles, mais qui causent des morts malgré tout. Certains décèdent d’une péritonite, d’autres survivent à un cancer du pancréas. 

Ne pas prétendre soigner l’incurable

Pour la médecine occidentale traditionnelle, aujourd’hui représentée par les naturopathes, la maladie est le symptôme d’un déséquilibre plus profond, physique, psychologique, ou les deux. Aller voir un thérapeute vous permettra de guérir plus profondément, de prendre plus et mieux soin de vous.

Mais cela n’empêche pas que les bactéries, les virus et le cancer sont des faits matériels. S’il peut arriver que le corps les vainque de lui-même, il serait inconscient de se passer des méthodes que nous offre la médecine allopathique dans les cas graves, car alors, aucun des moyens de guérison n’est à négliger.

Si un jour vous deviez rencontrer un thérapeute qui prétend pouvoir vous guérir du cancer ou de toute autre maladie grave sans avoir recours à la médecine allopathique, vous avez intérêt à douter de lui. De la même façon que vous avez intérêt à douter de protocoles trop expérimentaux, qui profitent de la détresse des malades pour s’en servir comme cobayes. Quel que soit votre état de santé, votre corps vous appartient.    


Gary Laski


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